En lave toute…

Lave en tous genres

coulée de lave

détail d’une coulée de lave

…avec des formes fantastiques…

L’Islande doit son existence même aux laves vomies par les failles et cratères depuis des millions d’années, qui ont conquis et reconquis la place sur l’océan en modelant, plages et falaises, déserts et plaines, parfois avec des formes fantastiques qu’on découvre au détour des pistes, et on qui font comprendre un peu mieux la mythologie islandaise.

A Vik y Myrdal, ce sont les pitons de lave qui se dressent à quelques encablures qu’on voit comme des trolls figés par la lumière, ou une arche sélevant hors de la mer à Hvitserjur. Ici, on croit deviner un profil de sorcière au détour d’un gorge abrupte et sombre, ou bien des ombres noires de fortifications mystérieuses se découpent à Dimuborgir (« le château noir »), crénelées et trouées. Tout tend à donner une atmosphère de mystère même les espaces vides désertiques, et de légendes encore vivaces de nos jours, comme des elfes qui habiteraient certains rochers où l’on va même à déplacer la route pour ne pas les déranger…

L’harmonie des orgues…basaltiques qu’on aperçoit autour des cascades, soit rectilignes sur les falaises de Reynisfjara ou infléchies ailleurs, groupées verticales sur le site Dverghamrar. Qu’elles soient noires et lisses, brunes et grumeleuses, claires et grises, les laves sont le matériau de base ici en Islande. Les kilomètres cubes vomis lors d’éruption au 18e siècle ont couvert des kilomètres carrés et les conséquences se sont ressenties jusqu’en Europe, étant une cause indirecte de la révolution française de 1789. Le chaos des champs de lave, les grottes et failles qui laissent encore fuser des vapeurs, c’est la marmite bouillonnante où mijote l’Islande, qui produit des bulles gigantesques et craquelées comme des cookies mal cuits pour géants.

Quelques fois c’est l’érosion qui façonne à son tour le paysage comme les gorges de Fjadragljufur, de près de 100 m de profondeur comme creusées au couteau dans la palagonite, ou des formes fantastiques qui surplombent les canyons de Drekagill ou à Thakgill, il n’en faut pas moins pour faire naître des légendes…

Pour la tournée des paysages façonnés par les laves, la Galerie est par ici… 

This entry was posted in islande, lave, mer and tagged , , , , , , , , .